CHRISTIAN TSCHANZ
Politique
JEUNESSE ET FORMATION
Je veux une politique de formation ancrée dans la réalité, ouverte sur l’avenir. Nos écoles de métier doivent être renforcés, les apprentissages valorisés et les passerelles facilitées.
Mais la modernité ne s’arrête pas là : l’intelligence artificielle et les outils numériques doivent faire partie intégrante de la formation professionnelle. Former un apprenti aujourd’hui, c’est lui donner les outils du futur — pour qu’il reste concurrentiel, entreprenant et fier de son métier.
TRAVAIL MANUEL ET DIGNITE DU LABEUR
Je veux que Berne reconnaisse enfin la valeur du travail manuel. Nos artisans, nos agriculteurs et nos entrepreneurs locaux créent de la richesse, de la stabilité et la colonne vertébrale de notre structure socio-économique. Ils méritent de la considération, pas de la paperasse. Il faut simplifier la bureaucratie, encourager les transmissions d’entreprises et redonner le goût d’entreprendre à la jeunesse.
ENTRE NATURE ET INNOVATION
L’avenir du Jura bernois passe par une production énergétique locale et respectueuse, l’énergie étant l’essence même de nos chaînes de production. C’est une énergie propre, de proximité et enracinée dans notre paysage qu’il nous faut. Je défends une transition énergétique pragmatique, durable et réaliste, qui soutient les agriculteurs et artisans sans sacrifier leur liberté et qui ne profite pas qu’à une poignée de personnes.
LE BILINGUISME, UNE RICHESSE À PRÉSERVER
Le Jura bernois est le pont vivant entre la Suisse romande et alémanique. Notre bilinguisme n’est pas un fardeau : c’est une chance unique, une ouverture, une identité propre que nous cultivons et qui nous lie à notre passé.
Je veux que nos écoles, nos institutions et nos médias continuent à refléter cette double culture, et que chaque jeune puisse en être fier. Protéger le bilinguisme, c’est aussi protéger l’unité et la compréhension mutuelle dans notre région.
LIBERTÉ ET BON SENS
Je crois profondément à la liberté de choix, dans le respect du bien commun. Chaque citoyen doit pouvoir vivre, consommer, se déplacer et éduquer ses enfants selon ses convictions et ses moyens.
Nous devons écouter les minorités, mais ne pas laisser les extrêmes imposer leur vision à la majorité.
Le bon sens doit primer sur l’idéologie : on ne construit pas une société libre en interdisant la viande dans les cantines ou en obligeant tout le monde à rouler en voiture électrique.
DES COMMUNES RESPECTÉES ET RESPONSABLES
Les communes sont le cœur battant de notre démocratie. Elles assurent les écoles, les routes, la culture, la cohésion — souvent avec peu de moyens – mais elles sont surtout un pilier de notre système de subsidiarité ou la proximité des citoyens permet des décisions proches des faits et gestes.
Il faut arrêter de leur faire porter des charges que le canton ou la Confédération imposent sans compensation. Je veux une politique de proximité, décentralisée, où les communes sont partenaires et non pas subordonnées. Le pouvoir doit revenir là où il est le plus proche du citoyen.
UN JURA BERNOIS VIVANT
Un territoire n’existe que s’il reste habité. Cela passe par des écoles maintenues, des commerces ouverts et des familles soutenues. Les jeunes doivent pouvoir y apprendre, y travailler et y fonder leur vie. Je veux un Jura bernois vivant, fier et attractif, où chaque village reste un lieu de vie, pas un souvenir.
FIERTÉ ET VOIX DU JURA BERNOIS – LE GRAND CHASSERAL
Le Jura bernois mérite d’être entendu à Berne — non pas comme une périphérie, mais comme une force vitale du canton avec son identité propre. Nous avons nos traditions, nos savoir-faire et notre fierté. Je veux être la voix de cette région qui unit la main et l’esprit, le passé et l’avenir, la plaine et la montagne. Il est important de ne pas oublier nos traditions et nos valeurs, mais elles ne doivent pas devenir des liens qui empêchent l’évolution.
Je me présente au Grand Conseil bernois avec une conviction simple : le Jura bernois a tout pour réussir, s’il garde ses racines et s’il ose innover.
Je suis fils du terroir, scientifique, comptable, agriculteur et yodleur. Je vis dans une région où le travail manuel, le bon sens et la solidarité ne sont pas de vains mots. Mais je vois aussi combien nos jeunes doutent, combien les métiers de la main peinent à être valorisés, combien nos communes croulent sous les charges.
Mon engagement, c’est de redonner de la dignité à ceux qui construisent, produisent et entretiennent la vie d’ici.
Parce qu’au fond, être Gardien du Terroir, c’est aimer ce qu’on a reçu – et vouloir le transmettre plus fort, plus libre, plus vivant.